Il est sorti le 16 aout 2010 et c’est le 15e album studio d’Iron Maiden.

On y retrouve Bruce Dickinson au chant, Adrian Smith, Dave Murray et Jannick Gers aux guitares, Steve Harris à la basse et Nicko McBrain à la batterie.

Il est composé des titres suivants :

01 : Satellite 15… The Final Frontier (Smith, Harris) 8.40 image
02 : El Dorado (Smith, Harris, Dickinson) 6.49 image
03 : Mother Of Mercy (Smith, Harris) 5.20
04 : Coming Home (Smith, Harris, Dickinson) 5.52
05 : The Alchemist (Gers, Harris, Dickinson) 4.29
06 : Isle Of Avalon (Smith, Harris) 9.06
07 : Starblind (Smith, Harris, Dickinson) 7.48
08 : The Talisman (Gers, Harris) 9.03
09 : The Man Who Would Be King (Murray, Harris) 8.28
10 : When The Wild Wind Blows (Harris) 10.59

L’album a été produit et mixé par Kevin Shirley qui travaille avec Iron Maiden depuis l’album Brave New World.

Concernant la pochette :

Elle est signé Melvyn Grant à qui l’on doit également les pochettes des albums Fear Of The Dark, Virtual XI ainsi que Death On The Road. Cela fait très Alien comme ambiance sur cette pochette avec un soupçon de Predator.

Voici ma critique de l’album morceau par morceau :

En guise d’introduction à cette critique, je vous mon impression globale :

Jamais Iron Maiden n’a sonné aussi Progressif et aussi Heavy dans son approche musicale. Par moment cela lorgne même du coté de Dream Theater (pour les connaisseurs) mais je vous rassure, c’est toujours du Iron Maiden (avec sa signature musicale si typique).

1 – Satellite 15 .. The Final Frontier (8,5/10)

Nous avons ici 2 morceaux en un, ou plutôt, un morceau avec son introduction.
Et pour une introduction, Iron Maiden n’as pas fait les choses à moitié.
En règle générale, une intro fait dans les 1 min 30 (2 minutes au maximum). Et bien ici, on a une introduction de 4 min 30 sur les 8 min 40 que compose le morceau !! Au menu, de la batterie (quasiment un solo de batterie), des guitares bruitiste, quelques effets électroniques et des paroles de Dickinson lâchées ici et là sans réel structure.

Personnellement je ressens cette intro comme un décollage de fusée avec un passage dans des astéroïdes (même si le son de la batterie fait d’avantage penser au passage d’un train sur des rails par moments). Pour autant, le voyage n’est pas déplaisant (du moins pour ma part).
J’imagine tout à fait Satellite 15 en début du prochain concert agrémenté de jeux de lumières et de quelques effets pyrotechnique du plus bel effet : un décollage réussi vers la frontière finale.

Ce passage s’arrête brutalement et on passe au morceau The Final Frontier. Il reste exactement le même que dans le clip à ceci près (bien sûr) qu’il n’y a pas les bruitages du clip (pour ceux qui l’ont vu bien sûr). Le morceau est vraiment facile d’accès et les 3 guitares donnent une envie terrible de headbanguer dessus. La répétition du refrain fait penser à No More Lies (de l’album Dance Of Death) mais la ressemblance s’arrête là. En conclusion, voilà un morceau qui donne le ton de l’album dès le départ : très Progressif (voir expérimental) et très accrocheur à la fois.

2 - El Dorado (8/10)

Un début de morceau comme si c’était un final avec un déchaînement sur les instruments. Puis vient la basse métallique et chaude de Steve Harris : pas de doute, on est en terrain connu et on reconnaît la cavalcade du maître. Pour peu, on se croirait en plein Far West. S’enchaîne à cela les 3 guitares rythmique qui nous donnent, une fois de plus, une envie furieuse de headbanguer comme un ouf. Le phrasé de Dickinson fait un peu penser à du AC/DC (Gonna Tell You A Story…). Le refrain est très entêtant et l’ensemble de la chanson s’inscrit dans la lignée des Wicker Man, Different World et autres titres plutôt court et rapide de ces dernières années.

3 – Mother Of Mercy (9/10)

Un intro en douceur plutôt typique d’Iron Maiden avec un son clean de guitares ; la voix de Dickinson parfaitement posée ; Une montée en puissance ponctué par 2 coups de symbale et les riffs de tueurs (Heavy à souhait) entrent en scène : une puissance redoutable s’en dégage. Une fois de plus, on n’a qu’une envie : headbanguer comme un malade dessus.
Le refrain est redoutable et l’ensemble du morceau sonne vraiment très Heavy. Mention spéciale au batteur (Nicko McBrain) qui sublime le morceau par son jeu.

4 – Coming Home (6,5/10) :

La note peut paraître basse mais ce n’est pas parce que la chanson est mauvaise. Elle est juste trop facile pour un album de cet acabit. Il s’agit ici d’une Power Ballade. Le seul soucis c’est qu’elle sent le réchauffé (le déjà entendu) à plein nez. Les paroles auraient été différentes et ils l’auraient appelé Out Of The Shadows 2 (suite directe à Out Of The Shadows présente sur l’album A Matter Of Life And Death) j’aurais dis d’accord et ma note serait à 8,5 mais ce n’est malheureusement pas le cas. Ceci étant dit, le morceau est bon et l’on se laisse facilement prendre par la mélodie.

5 – The Alchemist (7/10) :

Un morceau que l’on croirait tout droit sorti de l’album No Prayer For The Dying. Son style est bien distinct des autres titres de The Final Frontier. Le rythme est assez « Catchy » : une fois de plus les riffs sont assez entraînant. Malgré le fait que ce ne soit pas le morceau du siècle, force est de constater que l’on ne peut s’empêcher de vouloir bouger dessus.

6 – The Isle Of Avalon (8/10) :

Un début à la batterie qui n’est pas sans rappeler Wasted Years mais avec un coté orientale sur la mélodie. Jamais un titre de Maiden n’a sonné autant progressif que ce morceau : de nombreux changements de rythmes ; des soli de guitares qui ne sont pas sans lorgner du coté de ceux de Dream Theater. A coté de cela, des riffs bien accrocheurs ainsi qu’un refrain bien entraînant. La répétition de certains passages desservent peut être un peu le morceau d’autant que le final n’est que moyen. Ceci étant dit, le morceau n’est pas mauvais en soit : il est surprenant ainsi qu’avec paradoxalement un arrière goût de réchauffé (certaines mélodies semblent sorties de A Matter Of Life And Death).

7 – Starblind (9/10)

Un début qui fait penser à No More Lies. Les riffs de guitares saturées arrivent et on part dans un très bon voyage : la voix de Dickinson se calle sur la mélodie. Le coté progressif avec les changements nombreux de rythme sont une fois de plus très présent. Le refrain est entêtant et vraiment superbe : la voix de Dickinson y est bonne, les paroles sont efficaces et les solo dans être exceptionnels sont vraiment bons. Rien à jeter pour moi. Peut être juste une remarque, encore une fois, il y a quelques répétitions qui desservent très légèrement le titre mais rien de bien méchant.

8 – The Talisman (8,5/10)

Une intro un peu maladroite que l’on croirait joué sur un clavecin : ce qui procure une ambiance plutôt médiévale à ce passage. Un Break et les riffs de tueurs entrent en scène. La voix de Dickinson est, pour moi, limite par moment lorsqu’il monte dans les aigus mais le morceau est quand même génial grâce aux riffs. De plus, on reconnaît la cavalcade de basse si typique de Steve Harris. Des changements de rythme et des solo vraiment magnifiques. Vous allez dire que je me répète mais voilà encore un morceau qui donne une furieuse envie de bouger dessus.

9 – The Man Who Would Be King (8,5/10)

Une intro lente et calme mais juste moyenne en terme de qualité. Un break et les chevaux se mettent en marche progressivement : cela sonne déjà mieux.
Un changement de rythme avec des soli de guitare quelque peu planant puis on revient au rythme principal avec des riffs bien metal : si on ne headbangue pas dessus on tape joyeusement du pied. L’air n’est pas sans rappeler par moment The Thin Line Between Love And Hate de l’album Brave New World.
Encore des changements de rythme vers la fin pour finir le morceau comme il a débuté. En conclusion un morceau tantôt Heavy tantôt planant mais globalement assez excellent.

10 – When The Wild Wind Blows (10/10)

Une fois de plus, une intro calme typiquement Maidenienne avec des guitares au son clean ; la voix de Dickinson tel un conteur vient parfaitement se poser sur la mélodie : on retrouve le Bruce conteur de Fear Of The Dark. On passe ensuite aux guitares saturés qui reprennent la même mélodie : la chanson devient très entraînantes. Léger break de batterie, puis on passe à un rythme plus lourd mais aussi très accrocheur dans la lignée de The Clansman. De magnifique solo de guitares pour revenir au rythme lourd cité précédemment puis pour nous emmener vers d’autres riffs encore plus Heavy et accrocheurs : s’en est même jouissif (impossible de rester immobile, c’est entraînant comme pas permis). Le tempo se ralenti pour progressivement retrouver l’air du début de morceau : ainsi, le morceau se finit comme il a commencé (mais quel voyage mes amis, nous venons de passer 11 minutes qui ont semblé n’en être que 5 tant on ne s’ennuie pas).

Un morceau Steve Harris pur jus : toute la magie du compositeur s’y retrouve. Il s’inscrit dans la lignée des Fear Of The Dark, The Clansman (de Virtual XI), Sign Of The Cross (du X Factor) ou encore For The Greater Good Of God (de l’album A Matter Of Life And Death) : du très très haut niveau pour conclure magnifiquement cet album.

IronChris

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